Fidèle à ma conviction que la philosophie peut être appliquée à tout sujet, j'ai mené un double parcours professionnel, entre philosophie et monde de l'entreprise.

J'ai exercé des fonctions dans les métiers de l'analyse financière (Société Générale) et j’ai ensuite effectué un doctorat en finance en étroite collaboration avec une agence de notation extra-financière (EthiFinance).

Ces expériences m'ont renforcée dans l'idée que la méthode philosophique est utile sur le terrain économique.

Ma thèse de doctorat en gestion - option finance d’entreprise (Université de Cergy Pontoise, UFR d'Economie-laboratoire THEMA CNRS) porte sur la question de la rentabilité des politiques de responsabilité sociale d'entreprise "RSE".

Investir dans la responsabilité sociale (RSE), est-ce rentable pour une entreprise ?

Selon le modèle théorique de la « RSE stratégique », la responsabilité sociale des entreprises, définie comme un investissement dans la qualité des relations avec les parties-prenantes stratégiques de l’entreprise, s’intègre dans la logique économique de l’entreprise. Partant de l’hypothèse admise dans la littérature scientifique d’une corrélation universellement positive entre RSE et FI, la question se pose du processus et du contexte par lesquels cette création de valeur s’effectue : si la RSE est un investissement rentable, peut-on expliquer pourquoi et comment ? La base de données Gaïa-Index mise à disposition par l’agence de notation RSE française EthiFinance permet d’étudier cette question sur une population d’entreprises françaises cotées de taille moyenne (N=230) durant la période 2011-2013. Les résultats sont en cohérence avec le consensus théorique et empirique sur la RSE stratégique : la RSE renforce la rétention des salariés dans l'entreprise, ce qui renforce l’efficience du capital humain et produit des impacts financiers positifs et significatifs. Ce serait parce que la RSE serait perçue comme du sens et de la confiance dans les relations de l'entreprise avec ses salariés et avec la société en général que les salariés y réagiraient positivement. Le « facteur humain » est donc un élément fondamental du processus de création de valeur permettant d’associer performance RSE et performance financière.

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Thèse présentée au concours du CNRS

Ma thèse en 180 secondes

Finaliste nationale

 

 

A la confluence des questions d'éthique, de gestion et de management, j’ai traité ce sujet avec les ressources que permet mon double profil :

- Mon bagage de philosophe me permet de porter un regard méthodique et critique sur ce sujet très controversé,

- Ma connaissance des réalités de l'entreprise me permet de garder une approche pragmatique et chiffrée du sujet.

En lien avec ce travail de recherche, je donne un cours d’éthique des activités économiques pour les étudiants en Master 2 Finance de l'UCP depuis 2012 et de